sept fois un quatre deux huit cinq sept (boîte 15) acrylique sur papier imprimé collé sur bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 2000
binóculto (« binocculte », boîte 14) tecnique mixte (dont pigments phosphorescents) sur acrylique et bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 2000
aipotu (boîte 13) tecnique mixte (dont pigments phosphorescents) sur bois et verre, 14 x 19.6 x 10 cm, 1999
fragmentos vermelhos (« fragments rouges », boîte 12) materiaux divers sur carton et bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 1998
« Tout était dit,
offert dans sa totalité.
Méticuleux et patient,
le chasseur d'images récolte
les traces de ce qui fut déjà,
désenterre les racines de quelque chose à venir.
Ses pas accompagnent la ligne océane,
grimpent et descendent monts et vallées.
Il fait le tour du cercle des îles
et de la roue chromatique magique.
Secrets jadis insignifiants
deviennent indices qu'on ne saurait confondre.
Il va.
Non-sens ou insolence, le chercheur
parcourt des frontières fragiles entre le jour et la nuit,
ce qui peut être dit et ce qui ne peut l'être, quelque chose et presque rien.
C'est la cueillette d'un je ne sais quoi.
Il ramasse des couleurs, la mémoire des couleurs,
polies, éteintes, érodées par le vent
et par la mer, par le soleil et par la terre.
Restes de bois, plastique,
caoutchouc, fer, ciment.
Capsule écrasée et
tong dépecée.
Et revient.
Joueur.
Il assemble vestiges et origines
pour composer le hasard.
Il dessine de nouvelles cartes, des bouées et des phares.
Le monde ne peut sombrer à jamais.
Des fragments : résurgences,
préciosités énigmatiques, reliques sans reposoir.
Le son en boîte, la parole sous verre,
le sens désagrégé, ombres fausses
et ombres vraies, apparitions fugaces.
Couleurs lavées pour une genèse
rouge, jaune, bleu,
source de toutes les virtualités.
Il découvre le dissimulé.
Nous regardons. Voilà le paradis. »
Martine Kunz (catalogue de l'exposition "Philippe Enrico / fragments de um paraíso", Centre Culturel de l'Abolition, Fortaleza, Ceará, Brésil, novembre 1996)
lua (« lune », boîte 11) tecnique mixte (dont pigments phosphorescents) sur carton, verre et bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 1998
fiat lux (boîte 10) acrylique (dont pigments phosphorescents) sur papier et bois (boîte d'allumettes et allumettes), 14 x 19.6 x 10 cm, 1998
reflito (je réfléchis, boîte 9) technique mixte sur bois, dont pigments phosphorescents, 14 x 19.6 x 10 cm, 1998
a pedra (la pierre, boîte 8) acrylique sur papier maché, 14 x 19.6 x 10 cm, 1998
Un des premiers travaux fait à Belo Horizonte, la pierre (un morceau de minerai de fer trouvé sur la montagne qui domine la ville) se trouve définitivement insérée au cœur de la boîte, comme c'est le cas pour la plupart des objets liés aux boîtes…
isoler le signe (boîte 7) acrylique, dont pigments phosphorescents sur bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 1996
métaphysiques (boîte 6) objets divers sous acrylique, 14 x 19.6 x 10 cm, 1996
coupe attique (boîte 5) acrylique sur bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 1996
les plastiques (boîte 4) plastique et nylon, 14 x 19.6 x 10 cm, 1995
les bois flottés (boîte 3) technique mixte sur bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 1995
les naufragés (boîte 1) technique mixte sur papier collé sur bois, 14 x 19.6 x 10 cm, 1994 Deuxième boîte, fermée cette fois-ci, de cette série “ouverte” qui montre en surface le possible contenu du contenant. Cette représentation de petites choses rescapées sauve une nouvelle fois du naufrage ces objets qu’on ne peut voir désormais que par image superposée.
la petite roue (boîte 0) technique mixte dont pigments phosphorescents, verre, 14 x 19.6 x 10 cm, 1994 Première boîte de la série en cours, la petite roue donne à voir dans la transparence les éléments qui la composent. Dans l’obscurité, le fond phosphorescent permet pour le moins de distinguer le contour de la petite mécanique.